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Aby Dieng Présidente de l’AFET

Interview du chargé de programme du PADER

Bonjour monsieur le Chargé de programme, pouvez-vous présenter brièvement le PADER ?

(JPG)

Le Programme d’Action pour un Développement Rural Juste et Durable (PADER), comme son nom l’indique, est un programme de développement rural.

Il a connu d’abord une première phase mise en œuvre par l’ONG autrichienne EWA avec la participation active des bénéficiaires et le financement de la Coopération Autrichienne au Développement (environ 5 millions d’euro) du 1er janvier 2001 au 31 décembre 2005 dans 5 départements du Sénégal à savoir Podor, Louga, Kébémer, Tivaouane et Mbour.

Après une évaluation favorable en 2005, une deuxième phase de consolidation et d’extension a été décidée, allant de 2006 à 2010. Suite a cette décision, l’ONG belge Aide au Développement Gembloux (ADG) a formé en mai 2006 un consortium avec EWA pour l’exécution de la phase II du PADER. ADG a amené un financement du Fonds Belge de Survie (FBS) qui s’ajoute ainsi au financement autrichien, au total près de 6 millions d’euro pour cette deuxième phase. Le principe général du PADER est une approche flexible basée sur des fonds de développement local (FDL) afin de :

• Susciter le développement de coopératives de services ayant pour but de faciliter à leurs adhérents l’accès aux intrants, à l’équipement, aux infrastructures de stockage et de transformation, aux services de commercialisation et à l’appui technique à tous les niveaux, en milieu rural ;

• Soutenir des projets spéciaux qui constituent essentiellement un volet d’accompagnement de la décentralisation et couvrent principalement les services socioéconomiques de base (santé, éducation, eau potable, pistes, marchés etc.) Certains projets spéciaux visent plus spécifiquement l’appui aux catégories vulnérables, notamment les femmes, mais aussi la protection de l’environnement.

Le domaine d’intervention principal du PADER est la production en milieu rural au sens large : production, transformation et commercialisation dans l’agriculture et l’élevage. Pour ces aspects productifs, les actions réalisées ou prévues sont de grande envergure et de nature structurante. Elles sont réalisées à travers des coopératives de services organisées en une union dénommée le Réseau des Organisations Paysannes et Pastorales (RESOPP) du Sénégal, réseau mis en place dans le cadre du PADER, qui permet un impact important et durable.

Quels sont les bénéficiaires de l’action du PADER et quelle est leur contribution à la réalisation de ses objectifs ?

Le PADER touche une population d’environ 392.500 personnes dans 6 départements, à savoir Podor, Louga, Kébémer, Tivaouane, Mbour et Sédhiou. Les coopératives, créées et gérées par les populations, permettent à ces dernières d’être les principales actrices de leur développement.

Les comités de pilotage et de suivi du FDL, mis en place dans chaque zone d’action, sont présidés par des représentants des populations. Les élus locaux des communautés rurales y sont aussi représentés. On peut donc dire que les populations bénéficiaires et leurs organisations de producteurs (coopératives) sont les acteurs essentiels du PADER.

Quel est le rôle des différents services décentralisés de l’Etat et des collectivités locales dans les réalisations du PADER ?

Le PADER travaille partout en étroite liaison avec les élus locaux qui sont présents dans tous les comités de pilotage. Ils participent aussi, avec les services déconcentrés de l’Etat à tous les ateliers de diagnostic et de planification participative qui sont tenus préalablement à toute action d’envergure entreprise par le PADER et ses partenaires.

Les services de l’Etat participent activement au côté des équipes du PADER aux formations des producteurs qui sont régulièrement organisées.

A titre d’exemple on peut citer le partenariat avec l’ISRA et la DISEM dans le domaine de la production de semences. Partout où il agit le PADER jouit de la confiance et de la collaboration active des autorités et des services techniques de l’Etat.

Quel est le rôle de l’équipe du PADER et quelle est votre appréciation de sa contribution ?

Le rôle de l’équipe du PADER est d’appuyer les populations bénéficiaires et de les accompagner dans leur lutte pour un avenir meilleur.

L’équipe du PADER, presque entièrement sénégalaise, forme une grande famille de près de 75 hommes et femmes. Ils se distinguent par un très grand engagement et dévouement à leur mission ainsi que par une grande compétence. Sans cette équipe de qualité jamais le PADER n’aurait accompli les nombreuses réalisations qu’il compte à son actif. Je voudrai ici lui témoigner la reconnaissance des populations, de EWA et ADG ainsi que la mienne propre. Je suis fier de servir à leur côté.

Quel bilan faites-vous globalement des réalisations du PADER et de ses partenaires à ce jour ?

A ce jour, au bout de 6 ans et demi de mise en œuvre, les principaux résultats du PADER sont la mise en place de 7 coopératives agricoles de services ayant 8 antennes (6 autres seront réalisées en 2007-2008), représentant plus de 20.000 producteurs et productrices, regroupées en une union de coopératives, le RESOPP. L’union et ses coopératives membres sont enregistrées légalement, ont un fonctionnement régulier et une infrastructure en place.

Fin 2006, les coopératives ont un niveau d’autofinancement de leur fonctionnement et de leurs amortissements de 100% pour 4 d’entre-elles et de 90% à 95% pour 2 autres. Celle de Sédhiou vient seulement d’être créée en avril 2007. A la même époque, les taux de remboursement des crédits alloués par les diverses coopératives à leurs membres s’échelonnent en moyenne entre 93 et 100%.

On note aussi la réalisation de douzaines de projets spéciaux : postes de santé, maternités, salles de classe, pistes, adductions d’eau potable, marchés etc.

Mais le mérite le plus important à mes yeux du PADER est d’avoir grandement contribué à réhabiliter le mouvement coopératif qui a été à tort considéré comme lié à l’idéologie socialiste. Il a fallut beaucoup de temps pour convaincre nos partenaires que les coopératives existent aussi en grand nombre aux Etats-Unis, au Canada, l’Union Européenne et dans bien d’autres lieux dans le monde. La coopérative est juste un type particulier d’entreprise solidaire où chaque actionnaire/membre détient généralement un tout petit capital et souvent les membres sont les producteurs, les consommateurs ou les deux des produits et/ou services offerts par la coopérative. Elles ne sont ni de gauche ni de droite.

Quelles sont les perspectives actuelles du PADER et de ses partenaires ?

Le défit immédiat auquel nous sommes confrontés avec nos partenaires du RESOPP c’est la centralisation des opérations de microfinance au sein d’une institution de microfinance unique desservant toutes les coopératives membres du RESOPP. Cela permettrait d’améliorer les services d’épargne et de crédit et la circulation des fonds entre les coopératives.

Le RESOPP et sa future institution de microfinance ne disposent pas de locaux. C’est là un deuxième défit à relever au plus vite.

Les opérations de commercialisation se généralisant peu à peu dans les coopératives, il est urgent de mettre en place un fonds de roulement pour la commercialisation à la mesure des besoins.

Il faut aussi appuyer le mouvement coopératif agricole au Sénégal, au côté du BS/OAP, organisme de tutelle des coopératives au Sénégal et partenaire privilégié du PADER et du RESOPP.

Il s’agit essentiellement d’appuyer la formation de cadres de coopératives rurales sénégalaises dans et hors RESOPP ainsi que de la diffusion des principes coopératifs modernes dans le monde rural sénégalais.

Il s’agit aussi de renforcer le BS-OAP afin qu’il puisse exercer ses fonctions d’organisme de tutelle et de contrôle des coopératives.

Nous sommes donc actuellement entrain de formuler un nouveau programme dénommé : Programme d’Appui au Mouvement Coopératif et au Développement Local (PAMCDL) destiné à compléter le PADER en étendant son mode d’action à deux nouvelles zones géographiques, Koungheul et Foundiougne, à amplifier le nombre, à consolider l’union des coopératives (RESOPP) qu’il a mis en place et à appuyer le mouvement coopératif agricole sénégalais dans son ensemble Ce programme, qui sera financé par le Fonds Belge de Survie, devrait en principe commencer en janvier 2008 pour une période de 5 ans avec un budget de 4,5 millions d’euro.


 

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