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Interview de Aby Dieng Présidente des femmes transformatrices de Point Saréne

Nous vous livrons ci-dessous les réponses recueillies lors d’une rencontre avec la présidente et quelques membres de l’Association des Femmes Transformatrices de Pointe Sarène.

(JPG)
Aby Dieng Présidente de l’AFET

Pouvez -vous présenter votre groupement ?

Nous sommes membres d’un GIE appelé « Bak Makné » et nous sommes aussi membres fondatrices de l’AFET dont la première assemblée a eu lieu le 15 Mars 2001 avec un grand appui du PADER.

L’AFET est l’Association des femmes transformatrices de Pointe Saréne dont toutes les activités découlent de la mer et de ses produits.

Depuis quand travaillez-vous avec le PADER ?

Nous avons commencé à travailler avec le PADER depuis longtemps. En effet, nous avons travaillé avec le PRODIM qui a donné naissance au PADER-Mbour. Des études ont été faites, plusieurs rencontres se sont déroulées et tout ceci a abouti à la création de l’AFET. Ce qu’il faut saluer dans ce long compagnonnage est le fait que le PADER a permis l’union et l’entente de toutes les femmes qui travaillaient au niveau de la plage car il y avait de grandes rivalités entre elles.

Quelles sont les réalisations du PADER chez vous ?

En plus de l’entente citée ci haut, nous pouvons parler de :

-   la construction de claies de séchage,

-   de bacs à salage,

-   de magasins de stockage,

-   d’aires de parage,

-   de la mise à notre disposition d’argent pour mener à bien nos activités.

Et en plus, tous ces aménagements existent au niveau des 2 plages (plage de Diamaguène et celle du garage).

Il faut noter que la plage de Diamaguène disposant de beaucoup plus de membres compte plus d’équipements que celle du garage. On peut aussi noter la salle de réunion et le guichet dont nous-mêmes femmes de l’AFET avons contribué financièrement à la réalisation en donnant une participation financière de 700 000 FCFA.

Nous n’oublions pas aussi les différentes formations assurées par le PADER à notre intention dans les domaines de la gestion de fonds et de la salubrité. Il a renforcé nos connaissances en matière de transformation de produits halieutiques, nous a sensibilisées sur le gaspillage d’argent en nous formant sur la gestion et l’épargne. Nous osons dire que nous sommes les principales sources de vitalité de la COOPAM.

En tant que femmes quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confrontées ?

La principale difficulté que nous rencontrons est surtout l’écoulement de nos produits. Il y a aussi l’enclavement du village de Pointe Sarène par rapport à la route nationale. Il y a l’absence d’éclairage au niveau de la plage.

Nous n’arrivons pas à nouer des relations pour vendre nos produits, mais l’espoir est permis puisque lors de la visite des burkinabés des contacts ont été pris et avec l’appui du PADER on pourra sans doute compter sur ce genre de relation.

Quels sont vos avis sur le guichet et/ou la coopérative ? Le guichet qui est ici est un ouf de soulagement car on était obligé d’aller jusqu’au village de Keur Balla Lô pour avoir un financement. C’était du temps et de l’argent perdus. Avec ce guichet nous disposons de fonds à temps réels ; ce qui accélère notre travail. Nous retirons de l’argent pour acheter des produits au niveau des pêcheurs et nous parvenons à épargner. Ce guichet nous est vraiment utile parce que sa présence nous motive dans ce que nous faisons.

Comment jugez-vous le niveau de réalisation de vos activités avec le soutien du PADER ?

Nous donnons une mention spéciale au PADER. Avec l’appui et surtout les formations et les conseils du PADER, nous avons de meilleurs produits. Nous participons aussi à la réduction de la pauvreté dans notre localité avec une bonne gestion et surtout l’épargne que nous faisons. Certaines d’entres nous ont pu participer ou construire elles mêmes leurs maisons ou à l’achat d’équipements de pêche pour nos familles.

Que pensez-vous du retrait du PADER ?

Nous répondons par ce proverbe « Quand vous donnez naissance à un bébé, il faut attendre le moment du sevrage pour lui interdire le sein. Le cas contraire, il sera un bébé affamé, amaigri que vous n’aurez jamais la joie et la fierté de porter ». Pour vous dire que nous souhaitons que ce compagnonnage avec le PADER continue encore.

Quelle est votre participation à la vie de votre localité ?

Nous participons financièrement à tout ce qui touche nos familles. Nous n’attendons pas nos maris pour agir. Nous avons donné notre contribution pour la construction du guichet et de la salle de réunion, pour la reconstruction de la mosquée après un incendie, sans oublier l’édification d’une école au sein de cette même mosquée. C’est grâce à notre contribution (1 000 000F CFA) que la pompe à essence tourne. Nous faisons tourner un crédit de 50 000F entre 240 femmes du village. Il y a aussi une grande solidarité entre nous et nous allons prochainement donner un soutien financier au dispensaire de Nianing.

Estimez -vous que les femmes sont assez représentées dans les différentes institutions qui se trouvent dans votre localité ?

On s’entend très bien avec les hommes mais on n’est pas représentées dans les institutions. Vu le poids économique que nous constituons, nous allons nous présenter aux prochaines élections, quitte à désigner nos candidates au niveau de notre association.

La question de la parité est agitée au Sénégal, pensez- vous qu’elle est applicable dans votre localité ?

Bien sûr qu’elle peut être appliquée dans notre localité. Nous comprenons bien la notion de parité et nous pensons qu’il est possible pour nous d’assumer certaines responsabilités au même titre que les hommes.

Nous savons qu’on ne peut être imam ou nouer des mariages et nous ne comprenons pas la parité sous cet angle, nous parlons de responsabilité et de représentativité.

Que vous inspire la journée internationale de la femme ?

Une bonne initiative pour la femme, nourrice du monde. Nous allons la célébrer par des manifestations pour montrer notre adhésion à cette reconnaissance. Nous allons faire de cette fête un moment de rétrospection, de réflexion pour améliorer nos activités, nos vies. Ce sera des moments de critiques et de suggestions pour voir comment faire tourner nos activités en insistant sur nos faiblesses et contraintes. Nous avons impliqué le PADER dans cette démarche.

 

 

 

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